Le vice-président en charge du développement régional, de l'intégration régionale et de la prestation de services à la Banque africaine de développement (BAD), Khaled Chérif, a affirmé que le commerce et la stimulation de l’économie sont d'une grande importance pour réduire l'impact économique du coronavirus et réaliser une souplesse des économies africaines dans le futur.
Lors d'une table ronde virtuelle intitulée « Réponses multilatérales au coronavirus » et à laquelle ont assisté, Wamkele Mene, secrétaire général de la Zone de libre-échange africaine et Admassu Tadesse, président et directeur général de la Banque de commerce et de développement (TDB), M. Chérif a passé en revue nombre d'obstacles entravant la flexibilité de l’économie en Afrique compte tenu de la propagation du coronavirus dont la dépendance du continent de l'exportation de marchandises, le manque de réseaux de protection sociale, le besoin urgent à l'importation des denrées alimentaires et l'assiette fiscale limitée dont les gouvernements dépendent comme source de revenu.
Pour sa part, M. Mene a exclu à nouveau le début des échanges conformément à l'accord de libre-échange africain comme prévu le 1er juillet prochain, vu les circonstances actuelles, estimant que le fonctionnement de la zone de libre-échange africaine servirait de stimulant pour l'Afrique et serait de nature à relancer le commerce interafricain.
Considérant le libre-échange comme la clef rapide de la croissance en Afrique, M. Tadesse a prôné l’accélération des mesures complémentaires de soutien à l'industrialisation et à la valeur ajoutée dans les divers secteurs, rapporte la MENA.